L'essentiel à retenir

  • La maladie des moutons de Nairobi est une infection virale grave des moutons et des chèvres, transmise par les tiques.
  • Elle provoque fièvre, diarrhées, avortements et une mortalité qui peut être élevée.
  • C'est un sujet de santé animale et d'élevage, lié à la présence des tiques.
  • Le Vétérinaire est l'interlocuteur pour le diagnostic, la lutte contre les tiques et la prévention.

De quoi s'agit-il ?

La maladie des moutons de Nairobi est due à un virus transmis par certaines tiques. Elle touche principalement les moutons et les chèvres, chez lesquels elle provoque une fièvre élevée, des diarrhées parfois sanglantes, un abattement, des avortements chez les femelles gestantes et une mortalité pouvant être importante, surtout chez les animaux non immunisés.

Il s'agit d'un sujet de santé animale et d'élevage, étroitement lié à la présence et à l'activité des tiques. Pour tout ce qui concerne les petits ruminants, le Vétérinaire est l'interlocuteur adapté. Cette maladie concerne avant tout les animaux ; par prudence, une personne fortement exposée aux tiques et aux animaux qui présenterait des symptômes doit consulter un médecin.

Bon à savoir

Quelques repères utiles :

  • ce sujet concerne la santé des moutons et des chèvres et la conduite de l'élevage ;
  • une fièvre, des diarrhées, des avortements ou une mortalité groupée doivent conduire à consulter un vétérinaire ;
  • la lutte contre les tiques est un élément clé de la prévention ;
  • l'introduction d'animaux ou de tiques infectés peut diffuser la maladie.

Quels animaux sont concernés ?

Les moutons et les chèvres sont les plus touchés, en particulier les animaux non immunisés introduits dans une zone où circule le virus. Les femelles gestantes constituent une population sensible, en raison du risque d'avortement.

Les animaux vivant dans des régions infestées de tiques, ou déplacés vers ces zones, sont les plus exposés. Les jeunes et les animaux stressés expriment souvent des formes plus sévères.

Comment se transmet-elle ?

La transmission se fait principalement par la piqûre de tiques infectées, qui véhiculent le virus d'un animal à l'autre. La circulation de la maladie est donc étroitement liée à la présence et à l'activité des tiques dans une région.

Les mouvements d'animaux vers des zones infestées, ou l'introduction d'animaux porteurs et de tiques dans un élevage, peuvent diffuser la maladie. La lutte contre les tiques et la maîtrise des déplacements d'animaux sont donc essentielles.

Quelle prise en charge en élevage ?

La conduite est définie par le vétérinaire.

  • Diagnostic : confirmé par des analyses de laboratoire sur les animaux.
  • Prise en charge : il n'existe pas d'antiviral spécifique ; les soins sont de soutien, avec une attention aux femelles gestantes.
  • Prévention : lutte contre les tiques, gestion des mouvements d'animaux et, selon les contextes, mesures d'immunisation.

La prévention, en particulier la lutte contre les tiques, est plus efficace que la seule prise en charge des animaux malades.

Y a-t-il un risque pour l'humain ?

La maladie des moutons de Nairobi concerne avant tout les moutons et les chèvres. Le risque pour l'humain est très limité et concerne surtout les personnes fortement exposées aux tiques et aux animaux. Par prudence, une personne dans cette situation qui présenterait des symptômes après des piqûres de tiques ou un contact rapproché avec le bétail doit consulter un médecin, sans inquiétude excessive puisque ces situations restent exceptionnelles.

Comment cela évolue-t-il chez les animaux ?

Chez les animaux non immunisés, l'évolution peut être sévère, avec une mortalité élevée et de nombreux avortements. Les animaux qui survivent développent en général une protection. Dans une zone infestée de tiques, la maladie peut se diffuser rapidement lors de l'introduction d'animaux sensibles, d'où l'importance de la prévention et du suivi vétérinaire.

Quel professionnel consulter ?

  • Vétérinaire : interlocuteur de référence pour le diagnostic, la lutte contre les tiques, la prévention et la gestion sanitaire du troupeau.

Repères pour les propriétaires et éleveurs

Surveillez la fièvre, les diarrhées, les avortements et la mortalité, surtout après l'introduction d'animaux ou un déplacement en zone infestée. Mettez en place une lutte régulière contre les tiques, maîtrisez les mouvements d'animaux et sollicitez le vétérinaire dès l'apparition de signes groupés.

Questions fréquentes

Cette maladie est-elle dangereuse pour moi ?

Le risque pour l'humain est très limité et concerne surtout les personnes fortement exposées aux tiques et aux animaux. En cas de symptômes après de telles expositions, consultez un médecin par prudence.

Comment protéger mon troupeau ?

En luttant régulièrement contre les tiques, en maîtrisant les mouvements d'animaux et en évitant d'introduire des animaux sensibles en zone infestée sans précaution.

Pourquoi tant d'avortements ?

Le virus atteint les femelles gestantes et provoque des avortements. Des avortements groupés doivent conduire à consulter rapidement un vétérinaire.

Existe-t-il un traitement ?

Il n'y a pas d'antiviral spécifique. Les soins sont de soutien, et l'essentiel repose sur la prévention, notamment la lutte contre les tiques.

Les animaux guéris sont-ils protégés ?

Les animaux qui survivent développent en général une protection. Les animaux non immunisés introduits en zone à risque restent les plus vulnérables.

Qui contacter en cas de doute ?

Votre vétérinaire, seul habilité à établir le diagnostic et à vous accompagner dans la prévention et la gestion sanitaire.

Une question sur votre troupeau ?

De la fièvre, des diarrhées, des avortements ou une mortalité groupée chez vos moutons ou chèvres ? Docteur360 vous oriente vers un Vétérinaire. Mettez en place une lutte contre les tiques et surveillez les animaux introduits.