De quoi s'agit-il ?

La maladie d'Aujeszky, aussi appelée pseudorage, est due à un virus de la famille des herpèsvirus. Le porc en est le réservoir : il peut être infecté sans toujours montrer de signes graves, mais héberge et diffuse le virus. Chez d'autres animaux, comme les chiens, les chats ou le bétail, l'infection est en revanche presque toujours mortelle, avec des signes nerveux et de fortes démangeaisons.

Il s'agit d'un sujet de santé animale et d'élevage porcin, avec un enjeu particulier pour les carnivores domestiques exposés. Pour tout ce qui concerne les animaux, le Vétérinaire est l'interlocuteur adapté. Malgré son ancien nom de « pseudorage », cette maladie ne concerne pas la santé humaine.

Bon à savoir

Quelques repères utiles :

  • ce sujet concerne la santé des porcs et des carnivores domestiques exposés ;
  • chez un chien ou un chat, des démangeaisons intenses et des signes nerveux après consommation de viande de porc crue imposent de consulter un vétérinaire en urgence ;
  • ne donnez pas de viande de porc crue ou de déchets de porc crus à vos animaux ;
  • cette maladie ne présente pas de risque pour la santé humaine.

Quels animaux sont concernés ?

Le porc, domestique ou sauvage (sanglier), est le principal concerné et sert de réservoir. Les chiens, les chats et le bétail peuvent être contaminés de façon accidentelle, avec une évolution presque toujours fatale. Les carnivores se contaminent surtout en consommant de la viande ou des abats de porc crus infectés.

Les élevages porcins non protégés et les animaux ayant accès à de la viande de porc crue sont les plus exposés. Les chiens de chasse en contact avec des sangliers représentent une situation à risque particulière.

Comment se transmet-elle ?

Chez le porc, le virus se transmet par contact direct, par les sécrétions et par voie respiratoire. Chez les autres animaux, la contamination se fait surtout par l'ingestion de viande ou d'abats de porc crus infectés, plus rarement par contact étroit avec des porcs malades.

Le virus peut persister dans la viande crue. C'est pourquoi il ne faut jamais donner de viande de porc crue ou de déchets d'abattage crus aux chiens, aux chats ou à d'autres animaux. La maîtrise dans les élevages porcins repose sur la biosécurité et, selon les contextes, la vaccination.

Quelle prise en charge ?

La conduite est définie par le vétérinaire.

  • Diagnostic : confirmé par des analyses de laboratoire.
  • Chez le porc : gestion sanitaire de l'élevage, biosécurité et, selon les contextes, vaccination.
  • Chez les carnivores : il n'existe pas de traitement efficace une fois la maladie déclarée ; la prévention est donc essentielle.

La priorité est la prévention : ne pas exposer les chiens et les chats à de la viande de porc crue, et sécuriser les élevages porcins.

Y a-t-il un risque pour l'humain ?

Non : la maladie d'Aujeszky est une maladie des animaux, sans conséquence pour la santé humaine. Malgré son ancien nom de « pseudorage », le virus n'infecte pas l'être humain. Les gestes d'hygiène habituels lors de la manipulation des animaux et de la viande restent recommandés, mais il ne s'agit pas d'un risque pour les personnes. Le sujet relève de la santé animale.

Comment cela évolue-t-il chez les animaux ?

Chez le porc, l'évolution est variable : formes graves chez les jeunes, portage plus discret chez les adultes. Chez les chiens, les chats et le bétail, l'évolution est presque toujours rapide et fatale une fois les signes apparus. Cette gravité chez les carnivores rend la prévention primordiale. Dans les élevages porcins, la biosécurité et la vaccination permettent de maîtriser la maladie.

Quel professionnel consulter ?

  • Vétérinaire : interlocuteur de référence pour le diagnostic, la prévention, la vaccination des porcs et la gestion des animaux exposés.

Repères pour les propriétaires et éleveurs

Ne donnez jamais de viande de porc crue ou de déchets d'abattage crus à vos chiens, chats ou autres animaux. En élevage porcin, appliquez une bonne biosécurité et suivez les conseils de vaccination du vétérinaire. Chez un carnivore présentant des démangeaisons intenses et des signes nerveux, consultez en urgence.