L'essentiel à retenir

  • La leishmaniose est une maladie parasitaire transmise par la piqûre de petits moucherons appelés phlébotomes.
  • Elle existe sous deux grandes formes : cutanée (lésions de la peau) et viscérale (atteinte d'organes internes).
  • La forme cutanée guérit souvent bien ; la forme viscérale est plus sérieuse et nécessite une prise en charge spécialisée.
  • La prévention repose sur la protection contre les piqûres de ces moucherons.

Est-ce grave ?

Tout dépend de la forme. La forme cutanée, la plus fréquente, se limite à des lésions de la peau qui guérissent souvent, parfois spontanément, en laissant une cicatrice. La forme viscérale, qui touche des organes internes comme la rate, le foie et la moelle osseuse, est nettement plus sérieuse et peut être grave sans traitement, surtout chez l'enfant et les personnes fragiles. C'est ce qui justifie de consulter devant une lésion de peau qui traîne ou une fièvre prolongée avec fatigue, en particulier au retour d'une région où la maladie circule.

Certains signes nécessitent un avis

Consultez, ou rendez-vous rapidement selon la situation, en cas de :

  • fièvre prolongée avec fatigue, amaigrissement et pâleur ;
  • ventre gonflé, sensation de masse sous les côtes ;
  • lésion de la peau qui persiste, s'ulcère et ne cicatrise pas ;
  • saignements inhabituels ou infections à répétition.

Qu'est-ce que la leishmaniose ?

La leishmaniose est due à un parasite microscopique transmis à l'humain par la piqûre de petits moucherons, les phlébotomes, actifs surtout à la belle saison et en soirée. Le parasite existe sous plusieurs espèces, responsables de tableaux différents selon les régions du monde.

On distingue principalement la forme cutanée, qui provoque des lésions de la peau au point de piqûre, et la forme viscérale, qui atteint des organes internes. Les chiens peuvent être un réservoir du parasite dans certaines régions. La maladie concerne les personnes vivant ou séjournant dans les zones où circulent les phlébotomes, notamment le pourtour méditerranéen et diverses régions tropicales.

Quels signes surveiller ?

La forme cutanée débute par un bouton au point de piqûre, qui grossit lentement, puis s'ulcère et forme une lésion à bords surélevés, en général indolore, qui met des semaines à des mois à évoluer. Elle laisse souvent une cicatrice en guérissant.

La forme viscérale s'installe plus insidieusement : fièvre prolongée souvent irrégulière, fatigue, amaigrissement, pâleur, et augmentation du volume du ventre liée à l'atteinte de la rate et du foie. Ces signes, surtout au retour d'une zone à risque ou chez une personne fragile, imposent un avis médical.

Causes et facteurs de risque

La cause est l'infection par le parasite lors d'une piqûre de phlébotome. Le principal facteur de risque est donc l'exposition à ces moucherons dans une zone où la maladie circule, en particulier le soir et la nuit à la belle saison.

Le risque de forme viscérale grave est plus élevé chez les jeunes enfants et les personnes dont les défenses immunitaires sont affaiblies. La présence de chiens infectés dans certaines régions entretient le parasite. Se protéger des piqûres est la meilleure prévention.

Comment se fait le diagnostic ?

Le médecin s'appuie sur les symptômes et le contexte (séjour en zone à risque). Le diagnostic est confirmé par des analyses de laboratoire : prélèvement de la lésion pour la forme cutanée, analyses de sang et parfois de moelle osseuse pour la forme viscérale, afin de mettre en évidence le parasite ou la réaction de l'organisme. Signaler ses voyages est essentiel.

Quels traitements peuvent être proposés ?

La prise en charge dépend de la forme, de l'espèce de parasite et du terrain.

  • Forme cutanée : certaines lésions guérissent seules ; d'autres nécessitent des traitements locaux ou généraux, décidés par le spécialiste.
  • Forme viscérale : elle nécessite un traitement spécifique, souvent hospitalier, adapté à la situation.
  • Suivi : une surveillance vérifie la guérison et l'absence de rechute.

Le traitement relève de spécialistes : il ne faut pas tenter de traiter soi-même une lésion suspecte, mais consulter pour une prise en charge adaptée.

Comment cela évolue-t-il ? Suivi

La forme cutanée évolue en général favorablement, en laissant parfois une cicatrice. La forme viscérale, traitée, peut guérir, mais nécessite un suivi car des rechutes sont possibles, surtout chez les personnes fragiles. Un contrôle médical permet de vérifier la guérison et de surveiller l'absence de récidive.

Quel spécialiste consulter ?

  • Médecin généraliste : premier recours pour évaluer une lésion de peau persistante ou une fièvre prolongée et orienter.
  • Infectiologue : médecin spécialiste des maladies infectieuses, il prend en charge notamment la forme viscérale.
  • Parasitologue : spécialiste des maladies parasitaires, il contribue au diagnostic et à la prise en charge.
  • Dermatologue : spécialiste de la peau, particulièrement indiqué pour la forme cutanée.

Comment préparer sa consultation ?

Notez vos séjours dans des régions à risque, la date d'apparition d'une lésion de peau ou d'une fièvre, et leur évolution. Prenez une photo d'une éventuelle lésion. Signalez toute fragilité (jeune enfant, baisse des défenses immunitaires) et la présence de chiens malades dans votre entourage : ces éléments orientent la prise en charge.

Questions fréquentes

Comment attrape-t-on la leishmaniose ?

Par la piqûre de petits moucherons, les phlébotomes, actifs surtout le soir à la belle saison dans les zones où la maladie circule. Ce ne sont pas les moustiques habituels.

Est-ce contagieux d'une personne à une autre ?

La transmission directe entre personnes n'est pas le mode habituel. La maladie se transmet par les phlébotomes. Les précautions concernent donc la protection contre ces piqûres.

Une lésion de peau qui ne guérit pas, est-ce forcément grave ?

Pas nécessairement, mais une lésion qui traîne, surtout après un séjour en zone à risque, mérite un avis médical pour préciser le diagnostic et proposer un traitement adapté.

Comment se protéger en voyage ?

En se protégeant des piqûres le soir et la nuit : répulsifs, vêtements couvrants, moustiquaires à mailles fines. Ces mesures réduisent le risque dans les zones concernées.

Mon chien peut-il être concerné ?

Dans certaines régions, les chiens peuvent être infectés et servir de réservoir. Un chien malade doit être suivi par un vétérinaire ; cela n'entraîne pas de contamination directe de l'humain, qui se fait via les phlébotomes.

Qui consulter ?

Votre médecin en premier recours ; il pourra vous orienter vers un Infectiologue, un Parasitologue ou un Dermatologue selon la forme.

Besoin d'un avis médical ?

Une lésion de peau qui traîne ou une fièvre prolongée au retour d'une zone à risque ? Docteur360 vous aide à consulter votre médecin, un Infectiologue, un Parasitologue ou un Dermatologue. Protégez-vous des piqûres de phlébotomes et signalez vos voyages.