De quoi s'agit-il ?

Il s'agit d'une maladie virale due à des herpèsvirus (notamment l'herpèsvirus 1 des alcélaphinés, porté par les gnous, ou l'herpèsvirus ovin 2, porté par les moutons). Ces virus ne rendent généralement pas malades leurs porteurs habituels, mais provoquent chez les bovins et d'autres ruminants sensibles une maladie grave, appelée coryza gangréneux, avec fièvre, atteinte des yeux, du nez et de la bouche, et signes nerveux.

Il s'agit d'un sujet de santé animale et d'élevage, particulièrement redouté car souvent mortel chez l'animal atteint. Pour tout ce qui concerne les ruminants, le Vétérinaire est l'interlocuteur adapté. Cette maladie ne concerne pas la santé humaine.

Une situation qui impose d'agir sans attendre

Contactez rapidement un vétérinaire en cas de :

  • fièvre élevée avec écoulements du nez et des yeux, yeux troubles ;
  • lésions de la bouche, salivation, difficultés à s'alimenter ;
  • signes nerveux (abattement profond, troubles du comportement) ;
  • apparition de tels signes chez des bovins en contact avec des moutons ou des ruminants sauvages.

Quels animaux sont concernés ?

Les bovins sont les plus concernés par la forme grave de la maladie, ainsi que certains ruminants sauvages sensibles. Les moutons et certains ruminants comme les gnous jouent le rôle de porteurs : ils hébergent le virus sans être malades et le transmettent aux espèces sensibles.

Le contact entre bovins et porteurs (notamment moutons) est la situation à risque typique. Les élevages mixtes ou les pâturages partagés sont particulièrement concernés.

Comment se transmet-elle ?

Les bovins se contaminent au contact des animaux porteurs (moutons, ruminants sauvages) ou de leur environnement, notamment via les sécrétions. La maladie ne se transmet généralement pas d'un bovin malade à un autre bovin : c'est le contact avec le porteur qui est en cause.

La proximité entre espèces sensibles et porteuses, en particulier lors des mises bas des moutons, favorise la contamination. Séparer les bovins des porteurs, surtout à ces périodes, est une mesure clé de prévention.

Quelle prise en charge ?

La conduite est définie par le vétérinaire.

  • Diagnostic : confirmé par des analyses de laboratoire, utiles pour distinguer cette maladie d'autres affections proches.
  • Prise en charge : il n'existe pas de traitement efficace de la forme grave ; les soins sont de soutien, mais l'évolution est souvent défavorable.
  • Prévention : séparation des bovins et des porteurs, en particulier lors des mises bas des moutons.

La prévention par la gestion des contacts entre espèces est essentielle, faute de traitement efficace de la maladie déclarée.

Y a-t-il un risque pour l'humain ?

Non : cette herpèsvirose est une maladie des ruminants, sans conséquence pour la santé humaine. Les virus en cause n'infectent pas l'être humain. Les gestes d'hygiène habituels lors de la manipulation des animaux restent recommandés, mais il ne s'agit pas d'un risque pour les personnes. Le sujet relève de la santé animale et de la gestion de l'élevage.

Comment cela évolue-t-il chez les animaux ?

Chez les bovins atteints, l'évolution est souvent sévère et fréquemment mortelle malgré les soins. Les porteurs (moutons, gnous) restent en général en bonne santé. La maladie survient le plus souvent par cas isolés liés au contact avec un porteur, plutôt que par grandes flambées entre bovins. La gestion des contacts entre espèces permet de prévenir de nouveaux cas.

Quel professionnel consulter ?

  • Vétérinaire : interlocuteur de référence pour le diagnostic, la prévention et la gestion des contacts entre espèces.

Repères pour les propriétaires et éleveurs

Évitez le contact étroit entre bovins et moutons ou ruminants sauvages, surtout pendant les mises bas des moutons. Surveillez chez les bovins la fièvre, les écoulements des yeux et du nez et les lésions de la bouche. Devant de tels signes, isolez l'animal et contactez rapidement un vétérinaire.