De quoi s'agit-il ?
L'hépatopancréatite nécrosante est une infection bactérienne qui touche les crevettes d'élevage. La bactérie en cause atteint l'hépatopancréas, un organe important pour la digestion et l'état général de la crevette. L'organe se dégrade, ce qui entraîne une baisse d'appétit, un ralentissement de la croissance, un affaiblissement et des mortalités qui peuvent être importantes.
Il s'agit d'un sujet d'aquaculture et de santé animale, avec un impact économique fort pour les élevages de crevettes. Pour tout ce qui concerne les crevettes d'élevage, le vétérinaire et les acteurs sanitaires de la filière sont les interlocuteurs adaptés. Cette maladie ne concerne pas la santé humaine.
Bon à savoir
Quelques repères utiles :
- ce sujet concerne la santé des crevettes et la conduite des élevages aquacoles ;
- une baisse d'appétit, un ralentissement de la croissance ou des mortalités doivent être signalés ;
- la qualité de l'eau et la gestion des bassins jouent un rôle important ;
- cette maladie ne présente pas de risque pour la santé humaine.
Quels animaux sont concernés ?
Ce sont les crevettes d'élevage qui sont concernées, à différents stades. Les élevages à forte densité et les animaux stressés par de mauvaises conditions (qualité de l'eau, température, alimentation) sont particulièrement exposés. La maladie peut évoluer de façon insidieuse avant que les mortalités n'attirent l'attention.
Les conditions défavorables du milieu et le stress fragilisent les crevettes et favorisent l'expression de la maladie. Une bonne gestion de l'eau et des bassins renforce la résistance des animaux.
Comment se transmet-elle ?
La bactérie se transmet entre crevettes par l'eau et par la consommation d'animaux ou de matières contaminés. L'eau, les sédiments et le matériel contaminés sont des sources de diffusion au sein d'un élevage.
L'introduction d'animaux porteurs et une mauvaise gestion de l'eau et des bassins favorisent la propagation. Le contrôle sanitaire des animaux introduits et la biosécurité des installations sont donc essentiels.
Quelle prise en charge en élevage ?
La gestion repose sur la prévention et l'amélioration des conditions d'élevage, sous l'avis du vétérinaire et des acteurs sanitaires.
- Diagnostic : réalisé par des analyses de laboratoire sur les crevettes.
- Gestion du milieu : amélioration de la qualité de l'eau, gestion des sédiments et réduction du stress.
- Biosécurité : contrôle des animaux introduits, désinfection et gestion des bassins atteints.
La prévention, par une bonne gestion de l'eau et la biosécurité, est au cœur de la maîtrise de cette maladie.
Y a-t-il un risque pour l'humain ?
Non : l'hépatopancréatite nécrosante est une maladie des crevettes, sans conséquence pour la santé humaine. La bactérie n'infecte pas l'être humain. Il s'agit d'un enjeu de production aquacole, non d'un sujet de santé des consommateurs. La qualité des crevettes destinées à la consommation relève des contrôles sanitaires habituels de la filière.
Comment cela évolue-t-il chez les animaux ?
L'évolution dépend des conditions d'élevage et de l'état des animaux. Elle peut aller d'un ralentissement de croissance à des mortalités importantes, surtout en cas de stress et de mauvaise qualité de l'eau. Une fois installée, la maladie peut persister et resurgir. Une bonne gestion du milieu et un accompagnement sanitaire limitent les pertes.
Quel professionnel consulter ?
- Vétérinaire : interlocuteur, avec les acteurs sanitaires de l'aquaculture, pour le diagnostic, la gestion du milieu et la prévention de la maladie.
Repères pour les aquaculteurs
Surveillez l'appétit, la croissance et la mortalité de vos crevettes, et signalez toute anomalie. Veillez à la qualité de l'eau et à la gestion des sédiments, réduisez le stress des animaux, contrôlez le statut sanitaire des animaux introduits et appliquez une bonne biosécurité.
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