Est-ce grave ?
Le SJSR n'est pas une maladie grave mais peut être très invalidante par les troubles du sommeil sévères qu'il entraîne (insomnie d'endormissement, réveils nocturnes fréquents), la fatigue diurne, l'altération de la qualité de vie et le risque de dépression. Les formes sévères répondent bien aux traitements pharmacologiques.
Quand consulter ?
Consultez votre médecin si :
- Besoin impérieux de bouger les jambes la nuit, perturbant systématiquement le sommeil.
- Sensations désagréables des membres inférieurs soulagées uniquement par le mouvement.
- Ces symptômes s'aggravent au repos et le soir/la nuit.
Qu'est-ce que le syndrome d'Ekbom ?
Le SJSR est défini par 4 critères diagnostiques (IRLSSG) : besoin impérieux de bouger les jambes, accompagné de sensations désagréables ; aggravation au repos (assis ou couché) ; soulagement partiel ou total par le mouvement ; aggravation le soir ou la nuit. Il est idiopathique (prédisposition génétique — mutations BTBD9, MEIS1, PTPRD) ou secondaire (carence en fer, grossesse, insuffisance rénale, neuropathie, médication dopaminergique).
Quels sont les symptômes ?
Sensations désagréables dans les jambes (plus rarement les bras) : fourmillements, brûlures, démangeaisons profondes, sensations de "vers qui rampent", tiraillements. Besoin quasi irrépressible de bouger ou de marcher. Aggravation au repos (surtout en soirée et la nuit, au lit). Soulagement immédiat par le mouvement (marche, étirements). Mouvements périodiques des membres (MPM) pendant le sommeil (60 % des SJSR) — constatés par le partenaire.
Comment se fait le diagnostic ?
Clinique : les 4 critères diagnostiques IRLSSG. Bilan biologique : ferritinémie (objectif > 75 µg/L dans le SJSR), NFS (anémie), créatinine (insuffisance rénale), glycémie (neuropathie diabétique), TSH. Polysomnographie (PSG) : confirme les MPM (index > 5 mouvements/h) — non indispensable pour le diagnostic mais utile pour évaluer la sévérité du trouble du sommeil. Questionnaire IRLSSS (score de sévérité).
Quels traitements peuvent être proposés ?
Traitement de la cause : correction de la carence en fer (sulfate ferreux per os ou fer IV si ferritine
Quel spécialiste consulter ?
- Médecin généraliste : bilan fer, diagnostic, traitement de première ligne.
- Neurologue ou médecin du sommeil : formes sévères, résistantes ou complexes.
Comment préparer sa consultation ?
Décrivez précisément vos sensations (localisation, nature, moment de survenue). Notez l'impact sur votre sommeil et votre fatigue diurne. Mentionnez vos médicaments actuels (antihistaminiques, antidépresseurs). Apportez vos résultats biologiques récents (ferritine).
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