L'essentiel à retenir
- La peste de l'écrevisse est une maladie fongique qui touche les écrevisses d'eau douce.
- Elle est très grave pour les écrevisses européennes et a causé de forts déclins.
- C'est un sujet de santé animale et de préservation de la faune sauvage.
- La biosécurité est essentielle pour éviter de propager le champignon d'un cours d'eau à l'autre.
De quoi s'agit-il ?
La peste de l'écrevisse est une maladie infectieuse due à un champignon qui touche les écrevisses d'eau douce. Les écrevisses européennes y sont très sensibles et peuvent mourir en masse, tandis que certaines écrevisses d'origine américaine peuvent être porteuses sans être malades, contribuant à propager le champignon. Cette maladie a causé de graves déclins de populations.
Le point important est qu'il s'agit d'un sujet de santé animale et de préservation de la faune sauvage. Pour tout ce qui concerne ces animaux, le Vétérinaire et les acteurs de la faune sauvage sont les interlocuteurs adaptés. Cette maladie concerne les écrevisses et ne touche pas la santé humaine.
Bon à savoir
Quelques repères utiles :
- ce sujet concerne la santé des écrevisses et la préservation de la faune sauvage ;
- en cas de découverte d'écrevisses mortes en nombre, il est utile de le signaler aux acteurs de la faune sauvage ;
- ne déplacez pas d'écrevisses ni d'eau entre cours d'eau, et nettoyez votre matériel ;
- pour une préoccupation de santé humaine, consultez votre médecin.
Quels animaux sont concernés ?
La maladie touche les écrevisses d'eau douce. Les espèces européennes y sont particulièrement sensibles et peuvent connaître des mortalités massives. Certaines espèces introduites, porteuses saines, entretiennent et diffusent le champignon, ce qui aggrave l'impact sur les populations locales.
Chez les écrevisses touchées, on peut observer des lésions ou taches sur la carapace, un comportement anormal, un affaiblissement, et une mortalité, parfois soudaine et en nombre. Ces signes concernent la faune aquatique ; leur évaluation relève du Vétérinaire et des acteurs spécialisés.
Comment se transmet-elle ?
Le champignon se transmet entre écrevisses par contact et par l'eau, où il peut se disséminer. L'être humain peut, involontairement, contribuer à sa propagation en transportant de l'eau, des écrevisses, ou du matériel de pêche (nasses, bottes, filets) d'un cours d'eau à l'autre. Les écrevisses porteuses saines jouent un rôle central dans sa diffusion.
Comprendre ce mode de propagation aide à comprendre pourquoi la biosécurité est importante : ne pas déplacer d'écrevisses ni d'eau entre milieux, nettoyer et sécher le matériel entre les sites. Ces mesures limitent la diffusion du champignon.
Quelle prise en charge ?
Il s'agit avant tout d'un enjeu de faune sauvage :
- Surveillance : suivi des populations et des cours d'eau par les acteurs spécialisés.
- Biosécurité : pas de déplacement d'écrevisses ni d'eau, nettoyage et séchage du matériel.
- Signalement : prévenir les acteurs de la faune sauvage en cas de mortalité inhabituelle.
- Préservation des habitats : pour soutenir les populations d'écrevisses locales.
Il n'existe pas de traitement applicable au milieu naturel. La maîtrise repose surtout sur la surveillance et la biosécurité, avec l'appui du Vétérinaire et des acteurs spécialisés.
Y a-t-il un risque pour l'humain ?
La peste de l'écrevisse concerne les écrevisses et ne présente pas de risque pour la santé humaine. En revanche, l'être humain peut participer à la diffusion du champignon, notamment via l'eau et le matériel, d'où l'importance des mesures de biosécurité lors des activités près des cours d'eau.
Comme pour toute activité en milieu naturel, des précautions d'hygiène habituelles restent recommandées. Pour toute préoccupation de santé humaine, votre médecin est l'interlocuteur adapté ; pour la faune, adressez-vous aux acteurs de la faune sauvage.
Comment cela évolue-t-il chez les animaux ?
La maladie peut provoquer des mortalités massives chez les écrevisses européennes et menacer leurs populations. La surveillance, la biosécurité et la préservation des habitats sont essentielles pour limiter sa diffusion. Repérer et signaler rapidement les mortalités inhabituelles aide au suivi de la maladie.
Éviter de déplacer des écrevisses et de l'eau, et respecter le nettoyage du matériel, aident à protéger les populations locales. Le Vétérinaire et les acteurs de la faune sauvage accompagnent ces démarches.
Quel professionnel consulter ?
Pour tout ce qui concerne les écrevisses et la faune aquatique, le Vétérinaire, en lien avec les acteurs de la faune sauvage, est l'interlocuteur adapté ; il est utile de leur signaler toute mortalité inhabituelle. Pour toute préoccupation de santé humaine, votre médecin reste votre interlocuteur.
Repères pour observer sans nuire
Si vous observez des écrevisses mortes en nombre, évitez de les manipuler et ne déplacez ni écrevisses ni eau, notez le lieu et la date, et signalez la situation aux acteurs de la faune sauvage. Nettoyez et séchez soigneusement votre matériel (nasses, bottes, filets) entre les sites. Ne relâchez jamais d'écrevisses dans un autre cours d'eau.
Questions fréquentes
La peste de l'écrevisse touche-t-elle l'humain ?
Non, elle concerne les écrevisses. L'être humain peut toutefois participer à la diffusion du champignon, d'où l'importance de la biosécurité.
Pourquoi les écrevisses européennes sont-elles très touchées ?
Parce qu'elles y sont particulièrement sensibles, alors que certaines espèces introduites, porteuses saines, entretiennent et diffusent le champignon.
Que faire si je trouve des écrevisses mortes ?
Ne les manipulez pas, ne déplacez ni écrevisses ni eau, notez le lieu et la date, et signalez la situation aux acteurs de la faune sauvage.
Comment éviter de propager le champignon ?
En ne déplaçant pas d'écrevisses ni d'eau, et en nettoyant et séchant soigneusement le matériel entre les cours d'eau.
Existe-t-il un traitement ?
Il n'existe pas de traitement applicable au milieu naturel. La maîtrise repose sur la surveillance et la biosécurité.
Qui contacter ?
Les acteurs de la faune sauvage et le Vétérinaire pour les écrevisses ; votre médecin pour la santé humaine.
Une question sur la faune aquatique ?
Des écrevisses mortes en nombre dans un cours d'eau ? Ne déplacez ni écrevisses ni eau et signalez la situation aux acteurs de la faune sauvage. Nettoyer son matériel entre les sites aide à protéger les écrevisses locales, très sensibles à cette maladie.
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