De quoi s'agit-il ?

La maladie hémorragique du lapin (VHD) est due à un virus très résistant qui provoque, chez le lapin, une atteinte grave du foie et des troubles de la coagulation, avec des saignements internes. L'évolution est souvent brutale : des lapins en apparente bonne santé peuvent mourir en quelques heures.

Il s'agit d'un sujet de santé animale et d'élevage cunicole, mais aussi de santé des lapins de compagnie. La maladie est très contagieuse et peut décimer un élevage. Pour tout ce qui concerne les lapins, le Vétérinaire, y compris en situation d'urgence, est l'interlocuteur adapté. Cette maladie ne concerne pas la santé humaine.

Une situation qui impose d'agir sans attendre

Contactez rapidement un vétérinaire en cas de :

  • morts subites de lapins, sans signe préalable ;
  • lapins prostrés, abattus, refusant de s'alimenter ;
  • saignements, notamment au niveau du nez ;
  • propagation rapide de cas dans l'élevage ou le foyer.

Quels animaux sont concernés ?

La maladie touche les lapins, qu'ils soient d'élevage, de compagnie ou sauvages. Tous les lapins non protégés par la vaccination sont vulnérables. La maladie diffuse d'autant plus vite que les animaux sont nombreux et en contact étroit.

Les lapins sauvages peuvent constituer un réservoir et contribuer à la circulation du virus. Les élevages et foyers situés dans des zones où la maladie circule sont particulièrement exposés.

Comment se transmet-elle ?

Le virus, très résistant dans l'environnement, se transmet par contact direct entre lapins et indirectement par le matériel, les aliments, les vêtements, les insectes et toute surface contaminée. Cette grande résistance explique la facilité de diffusion.

L'introduction d'un lapin infecté, ou le contact avec du matériel ou des personnes ayant côtoyé des animaux malades, peut suffire à contaminer un effectif. La biosécurité (hygiène, quarantaine, limitation des contacts) est essentielle, mais la vaccination reste la mesure la plus efficace.

Quelle prise en charge ?

Il n'existe pas de traitement curatif de la maladie une fois déclarée : l'action porte sur la prévention et la limitation de la diffusion.

  • Vaccination : principal moyen de protection, à mettre en place selon les conseils du vétérinaire.
  • Mesures sanitaires : isolement, désinfection rigoureuse, gestion des animaux et du matériel en cas de foyer.
  • Soutien : pour les animaux atteints, seuls des soins de soutien sont possibles, mais l'issue est souvent défavorable.

La priorité est donc de protéger les lapins sains par la vaccination et la biosécurité, et d'agir vite en cas de suspicion.

Y a-t-il un risque pour l'humain ?

Non : la maladie hémorragique du lapin est une maladie des lapins, sans conséquence pour la santé humaine. Le virus n'infecte pas l'être humain. Les précautions d'hygiène habituelles lors de la manipulation des animaux ou du matériel restent recommandées, notamment pour éviter de transporter le virus vers d'autres lapins, mais il ne s'agit pas d'un risque pour les personnes.

Comment cela évolue-t-il chez les animaux ?

L'évolution est souvent foudroyante, avec une mortalité élevée chez les lapins non vaccinés. Certains animaux meurent sans signe préalable, d'autres après une courte phase d'abattement. Dans un effectif non protégé, la maladie peut se propager très rapidement. La vaccination modifie radicalement cette évolution en protégeant les animaux.

Quel professionnel consulter ?

  • Vétérinaire : interlocuteur de référence pour la vaccination, la prévention et la gestion d'un foyer.
  • Vétérinaire d'urgence : à contacter sans attendre en cas de morts subites ou de propagation rapide dans l'effectif.

Repères pour les propriétaires et éleveurs

Faites vacciner vos lapins selon les conseils du vétérinaire, c'est la meilleure protection. Appliquez une bonne biosécurité : quarantaine des nouveaux animaux, hygiène et désinfection, limitation des contacts. En cas de morts subites, isolez, ne déplacez pas les animaux et contactez rapidement un vétérinaire.