Est-ce grave ?

Diagnostiquée tôt, cette anomalie se corrige très bien, souvent avec un simple dispositif de maintien. Un diagnostic plus tardif peut nécessiter des traitements plus lourds et exposer à des difficultés pour la marche par la suite, ce qui rend le dépistage précoce si important.

Rassurez-vous : grâce au dépistage systématique réalisé chez tous les nourrissons, la grande majorité des cas sont repérés très tôt et se traitent simplement, sans conséquence pour l'avenir de votre enfant.

Certains signes doivent faire consulter

Consultez, sans caractère d'urgence, en cas de :

  • Asymétrie des plis de la cuisse ou des fesses chez le nourrisson.
  • Limitation de l'écartement d'une jambe lors du change.
  • Retard à la marche ou boiterie chez l'enfant plus grand.

Qu'est-ce que la dysplasie développementale de la hanche ?

Il s'agit d'une anomalie du développement de l'articulation de la hanche, où la tête du fémur ne s'emboîte pas correctement dans la cavité osseuse du bassin. Cette anomalie peut aller d'une simple instabilité légère jusqu'à un déboîtement complet de la hanche.

C'est une des anomalies orthopédiques les plus fréquentes chez le nourrisson, ce qui explique pourquoi un examen des hanches fait systématiquement partie des visites médicales des premiers mois de vie, même en l'absence de tout signe visible pour les parents.

Quels sont les symptômes ?

Chez le nourrisson, les signes peuvent inclure une asymétrie des plis cutanés des cuisses ou des fesses, une limitation de l'écartement d'une jambe, ou un petit déclic ressenti par le médecin lors de l'examen de la hanche.

Chez l'enfant plus grand qui n'aurait pas été dépisté, un retard à la marche ou une boiterie peuvent être les premiers signes qui alertent, ce qui souligne l'intérêt du dépistage précoce avant l'apparition de ces symptômes plus tardifs.

Quelles sont les causes et les facteurs de risque ?

Les facteurs de risque incluent des antécédents familiaux de dysplasie de la hanche, une présentation du bébé par le siège en fin de grossesse, le fait d'être une fille, et le fait d'être un premier enfant.

Ces facteurs ne signifient pas que l'enfant sera forcément atteint, mais ils justifient une surveillance particulièrement attentive lors des examens des premiers mois de vie.

Comment se fait le diagnostic ?

Le diagnostic repose sur un examen clinique systématique de la hanche réalisé à la naissance et lors des visites de suivi du nourrisson, complété si besoin par une échographie de la hanche dans les premiers mois de vie.

Quels traitements peuvent être proposés ?

Le traitement dépend de l'âge au diagnostic et de la sévérité de l'anomalie constatée.

  • Dispositif de maintien (harnais) : souvent suffisant chez le nourrisson dépisté tôt, il maintient la hanche dans la bonne position le temps qu'elle se stabilise.
  • Plâtre spécifique : peut être proposé si le harnais ne suffit pas ou en cas de diagnostic plus tardif.
  • Intervention chirurgicale : réservée aux formes les plus sévères ou diagnostiquées tardivement.

Peut-on guérir ? Évolution et suivi

Avec un dépistage précoce et un traitement adapté, la grande majorité des enfants retrouvent une hanche parfaitement fonctionnelle et marchent tout à fait normalement. Un suivi orthopédique régulier permet de vérifier le bon développement de l'articulation au fil de la croissance.

Quel spécialiste consulter ?

  • Pédiatre : assure le dépistage systématique et oriente vers l'orthopédiste si besoin.
  • Orthopédiste Traumatologue : confirme le diagnostic, met en place le traitement adapté et assure le suivi de l'évolution.

Comment préparer sa consultation ?

Apportez le carnet de santé de votre enfant, précisez si la grossesse s'est présentée par le siège, et signalez toute asymétrie observée dans les plis ou la mobilité des jambes de votre bébé.